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Association canadienne de science politique
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Comité sur la réconciliation de l’ACSP – Nouvelle membre à titre de coprésidente janvier 2017

Le conseil d’administration a nommé Joyce Green, Ph. D., (University of Regina) à titre de coprésidente du Comité sur la réconciliation de l’ACSP.

Le conseil remercie Glen Coulthard pour sa contribution au comité!


L’ACSP et la réconciliation
Comité sur la réconciliation

L’ACSP et la réconciliation
Préparé par Yasmeen Abu-Laban


Le Rapport de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) publié en juin 2015 aura un impact sur les politologies et l’ACSP 1. Dans ce rapport, la réconciliation est définie comme un processus continu visant à établir et à maintenir des « relations respectueuses » entre les Canadiens autochtones et non autochtones. De plus, « un élément essentiel de ce processus consiste à réparer le lien de confiance en présentant des excuses, en accordant des réparations individuelles et collectives, et en concrétisant des actions qui témoignent de véritables changements sociétaux. » (CVR, Sommaire exécutif, p. 19). Le nouveau gouvernement libéral a exprimé clairement son engagement envers le processus de réconciliation et les institutions publiques seront encouragées à relever les défis que pose la réconciliation.

Quelles répercussions pourrait-il y avoir pour les politologues et quelle réponse l’ACSP et ses membres pourraient-ils apporter? Les établissements postsecondaires, la recherche et l’enseignement sont directement touchés par un grand nombre des 94 appels à l’action effectués par la CVR, notamment les appels sur les fronts suivants : meilleur accès à l’éducation postsecondaire pour les autochtones, plus de fonds fédéraux pour l’éducation postsecondaire afin de la rendre plus accessible, diversification de l’enseignement universitaire par le développement, par exemple, de programmes et de cours axés sur les langues, l’histoire, les traditions juridiques et le savoir autochtones et réalisation de nouvelles recherches sur le processus de réconciliation et ses effets. Ce sont là manifestement autant de défis et d’opportunités pour les politologues. Le Rapport de la CVR réclame, par exemple, ce qui suit : « Nous demandons au gouvernement fédéral, par l’intermédiaire du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, et en collaboration avec les peuples autochtones, les établissements d’enseignement postsecondaire, les éducateurs de même que le Centre national pour la vérité et réconciliation et ses institutions partenaires, d’établir un programme national de recherche bénéficiant d’un financement pluriannuel pour mieux faire comprendre les facteurs associés à la réconciliation. » (CVR, Sommaire exécutif, 261).

Et quelle est la réponse des autres organisations? De nombreuses universités prennent déjà en compte les défis que pose la CVR, tout comme le font d’autres associations de chercheurs, notamment la Fédération canadienne des sciences humaines. L’ACSP doit à son tour élaborer un plan qui répond aux défis et opportunités que suppose le processus de réconciliation. En tant qu’association professionnelle responsable, l’ACSP a le devoir d’aider ses membres et les départements membres à s’y retrouver dans ce nouvel environnement. C’est pourquoi il faut que l’ACSP développe sa propre réponse

Comme la réconciliation est un processus de longue haleine et comme ce qui peut être qualifié de « politiques de réconciliation » évoluent rapidement, les discussions au sein du bureau de direction et avec des membres clés du conseil d’administration ont fait ressortir l’importance de créer un groupe de politologues qui traiteront de ces enjeux. À cette fin, le conseil d’administration de l’ACSP, a approuvé la proposition suivante le 30 mai 2016 :


1Pour une vue d’ensemble, voir aussi le document intitulé « Commission de vérité et réconciliation du Canada : Appels à l’action » au www.trc.ca/websites/trcinstitution/File/2015/Findings/Calls_to_Action_French.pdf

Proposition

Que le conseil d’administration de l’ACSP mette sur pied un « Comité sur la réconciliation » ayant pour mandat de soumettre un rapport sur les implications des conclusions de la Commission de vérité et réconciliation pour la science politique et les politologues au Canada;

Que le comité soit formé des Prs Isabel Altamirano (University of Alberta), Glen Coulthard (University of British Columbia), Rauna Kuokkanen (University of Toronto), Kiera Ladner (University of Manitoba), Peter Russell (University of Toronto, ancien président de l’ACSP) et Daniel Salée (Université Concordia).

Que le comité soumette un premier rapport au conseil d’administration en décembre 2016 avec une proposition de plan d’action pour la réconciliation en science politique et un programme pour la réunion du conseil d’administration en janvier 2017 et le congrès annuel de 2017.