Comité sur la réconciliation de l'ACSP

Le domaine de la science politique commence à répondre aux défis et à saisir les occasions d’inclure un contenu autochtone dans les cours dispensés dans les universités (Ladner 2017; Bruyneel 2012).1 Il y eut d’importantes discussions à propos de l’« indigénisation » des universités avant les appels à l’action et le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada, mais de telles discussions sont maintenant devenues encore plus urgentes.

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Déclaration et note d'information du Comité sur la réconciliation de l'ACSP sur le génocide à l'occasion de l'anniversaire de la parution, le 15 décembre 2015, du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada

 

Le comité sur la réconciliation de l’Association canadienne de science politique (ACSP) publie la déclaration et la note d’information suivantes à l’occasion de l’anniversaire de la parution, le 15 décembre 2015, du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Dans ce qui suit, nous reconnaissons l’ampleur du génocide perpétré contre les peuples autochtones dans ce qui est maintenant le Canada et nous demandons aux politologues du pays, membres de l’ACSP, d’intégrer l’étude de ce génocide dans l’éventail complet de leurs activités.

 

Depuis 1912, l’ACSP valorise, développe et facilite l’étude des administrations publiques et de la politique au Canada et à l’étranger. L’association représente des politologues de partout au pays ainsi qu’un grand nombre d’étudiantes et étudiants diplômés et de membres associés. Dans le cadre de notre engagement envers la réconciliation, nous reconnaissons qu’un génocide a été commis contre les peuples autochtones d’ici en vertu d’un colonialisme de peuplement pratiqué par les gouvernements fédéral et provinciaux. La discipline de la science politique canadienne a également été complice de la légitimation et de la méconnaissance du colonialisme et de ses répercussions génocidaires; aussi nous engageons-nous à nous détourner de cet héritage et à mener des recherches sur la justice et l’injustice en lien avec l’État et les peuples autochtones.

 

Nous reconnaissons que le Canada demeure un pays qui a recours à des pratiques coloniales et où les peuples autochtones et leurs droits à l’autodétermination de leur propre avenir continuent d’être soumis à la résistance des gouvernements et à leur esprit de colonialisme de peuplement, tel qu’ils le définissent et l’approuvent. Nous reconnaissons cela dans les incarnations actuelles des institutions publiques, églises, partis politiques et autres partenaires gouvernementaux qui ont établi et maintenu des politiques génocidaires. Ces entités continuent de fonctionner, souvent selon des procédures et des objectifs qui diffèrent peu du passé.

 

Le génocide consiste en partie en une tentative de destruction et en une attaque continue des institutions juridiques, politiques et sociales. En tant que politologues, nous possédons une formation, des compétences, des connaissances et des outils uniques qui nous permettent d’exposer, de nuancer, de remettre en question et de déstabiliser la façon dont les paliers de gouvernement au Canada et leurs institutions ont entrepris de détruire les sociétés et les institutions autochtones afin d’ériger un État colonisateur.

 

En outre, la discipline de la science politique intervient depuis longtemps en lien avec ce qui est, mais aussi avec ce qui devrait être. Les membres de l’ACSP sont particulièrement bien placés pour entreprendre des recherches et dispenser des cours et des services à la collectivité en vue de construire et de prendre en considérer des futurs décoloniaux qui ne soient pas enracinés dans la violence et la dépossession continues des peuples autochtones. Nous sommes également en mesure de tenir compte de l’illégitimité de l’État dans son contexte colonial et en lien avec les revendications territoriales et politiques des autochtones, ce que les élites politiques ont été incapables de faire.

 

Ce comité demande aux membres des corps professoraux et à la population étudiante en science politique au Canada ainsi qu’à d’autres intervenantes et intervenants dans notre domaine de reconnaître le génocide des peuples autochtones dans les pensionnats, les externats et les écoles industrielles pour autochtones et au-delà de ces institutions et ce, en tant qu’élément clé de la recherche, de l’enseignement, des services à la collectivité et des réflexions. Nous réitérons notre déclaration antérieure (publiée le 30 septembre 2021) reconnaissant les luttes des survivantes et survivants autochtones, inuits et métis des pensionnats et des survivantes et survivants d’autres institutions canadiennes coercitives qui ont été mises en place pour éliminer l’indigénéité. Ces institutions visaient un génocide.

 

Note d’information du Comité sur la réconciliation de l’ACSP sur le génocide

 

En droit international, le génocide est défini à l’article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 (ci-après dénommée la Convention sur le génocide).

 

Le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

(a) meurtre de membres du groupe;

(b) atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;

(c) soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;

(d) mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;

(e) transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

 

Le comité sur la réconciliation reconnaît le génocide et les processus génocidaires qui ne se limitent pas aux pensionnats, externats et écoles industrielles pour autochtones. Nous énumérons ci-dessous une liste non exhaustive d’exemples auxquels il y aurait eu d’accorder une attention en matière de recherche et d’enseignement.

 

Notre reconnaissance du génocide s’inscrit dans le droit fil du rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues (2019), qui envisage en détail « l’application du génocide en des termes tant légalistes que sociaux, et sous les formes qu’il prend encore aujourd’hui. »[i] Nous reconnaissons que l’État continue d’interférer avec les gouvernements, systèmes juridiques et modes de vie autochtones et que les sociétés autochtones n’ont pas le contrôle de leurs terres, celles-là mêmes que l’État revendique maintenant.

 

Le comité reconnaît qu’il y a deux poids deux mesures dans le comportement des gouvernements en ce qui concerne la reconnaissance officielle du génocide. Le gouvernement fédéral et divers gouvernements provinciaux ont officiellement reconnu huit génocides : le génocide arménien, l’Holocauste (incluant les victimes juives, roms et sinti), la Grande Famine en Ukraine (Holodomor), le génocide rwandais, les massacres de Srebrenica, les meurtres en masse des Yezidis, le meurtre en masse des Rohingyas, minorité ethnique musulmane du Myanmar, et le génocide actuel des Ouïgours musulmans en Chine. Conformément à ces précédents, nous demandons à tous les paliers de gouvernement au Canada de reconnaître le génocide perpétré par les pensionnats pour autochtones comme des violations de la Convention sur le génocide.

 

Nous reconnaissons que la Convention sur le génocide n’est pas un instrument juridique parfait. Elle est le résultat de compromis politiques, la section sur le génocide culturel en tant que type clé de génocide ayant été presque entièrement supprimée. Certains gouvernements coloniaux et États colonisateurs étaient eux-mêmes complices de génocide lors de la rédaction et de l’adoption de la Convention sur le génocide.

 

Au sein de la science politique, des appels ont été lancés pour élargir la définition du génocide afin de mieux prendre en compte les effets continus de la colonisation sur les peuples autochtones. L’appel à élargir notre compréhension du génocide et à en combiner les interprétations juridiques et sociologiques est soutenu par le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues (2019), rapport intitulé Réclamer notre place et notre pouvoir.

 

Il y a plusieurs actions et processus génocidaires dont les membres de l’ACSP ne peuvent faire abstraction. Citons, entre autres, la destruction et la dépossession des territoires, la séparation forcée des enfants de leur famille et de leurs terres natales, la violence fondée sur le genre et la persistance du racisme systémique partout au Canada. Pour connaître la vérité qui doit précéder la réconciliation, il est nécessaire de s’attaquer à la vaste portée du génocide au Canada. Voici quelques exemples de génocide et de processus génocidaires qui nécessitent une attention soutenue sur le plan de la recherche et de l’enseignement :

 

  • les meurtres délibérés de Micmacs au cours du XVIIIe siècle;
  • les tactiques de famine pour forcer les peuples autochtones à s’installer dans de petites « réserves » et inciter les résidents des réserves à se conformer à la loi; leur confinement sous contrôle policier et militaire dans ces réserves d’où ils ne pouvaient pas sortir et où ils ne pouvaient pas gagner leur vie;
  • le contrôle exercé par des agents des Indiens et des ministres du gouvernement fédéral sur la sélection et le mandat des leaders dans les réserves, lesquels ont fini par être codifiés dans la Loi sur les Indiens ;
  • les guerres et les tactiques de terreur utilisées pour éliminer les Métis et les disperser loin de leurs terres natales à partir de 1869-1870; le refus de chaque palier de gouvernement d’assumer sa responsabilité vis-à-vis des Métis, ce qui a créé un déficit d’imputabilité et un vide administratif;
  • le recours à une logique d’expansion et d’exploitation en vue de détruire animaux, plantes, eaux et terres dans le contexte d’une économie capitaliste imposée;
  • la destruction gratuite et ciblée d’animaux (comme le bison) qui fournissaient non seulement de la nourriture, des abris, des vêtements et des outils, mais qui étaient aussi considérés comme des membres essentiels des nations autochtones en tant que personnes et protecteurs;
  • le déménagement forcé de familles et de communautés inuites, les poussant ainsi vers l’isolement et la famine – cela incluait l’abattage en masse de leurs chiens pour s’assurer que les membres de ces communautés ne pouvaient ni voyager, ni chasser; le nettoyage ethnique de certaines parties de l’Arctique de leurs habitants autochtones;
  • le retrait forcé d’enfants inuits, métis et des Premières Nations de leurs familles et leur placement dans des familles d’adoption ou des familles d’accueil non autochtones, ce qu’on a appelé la « rafle des années 1960 »; à noter aussi : dans les provinces, le nombre d’enfants autochtones présentement dans des familles d’accueil non autochtones dépasse le nombre de ceux qui avaient été autrefois incarcérés dans les pensionnats pour autochtones;
  • le ciblage génocidaire, axé sur le genre, de femmes et de filles autochtones ainsi que de personnes de sexes différents; des femmes ont été systématiquement dépouillées de leur pouvoir, de leur autorité, de leurs rôles et de leurs mécanismes de soutien traditionnels;
  • la violence racialisée et sexualisée envers les femmes et les filles autochtones, laquelle a effacé et gâché la vie de nombreuses personnes; cette violence a été décrite dans l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées selon laquelle un génocide a eu lieu et continue d’avoir lieu contre les femmes et les filles autochtones;
  • la stérilisation forcée de femmes et de filles autochtones par le biais de pratiques médicales racistes dans certaines provinces, certaines collectivités et certains hôpitaux;
  • le vol passé et actuel de territoires autochtones par l’État;
  • la fuite de l’État devant ses responsabilités quant au vol des terres, l’État continuant à offrir une réparation inadéquate par la gouvernance, les traités et les processus de règlement de revendications territoriales alors que les terres et les ressources sont exploitées par des entreprises et des acteurs gouvernementaux;
  • le refus des gouvernements provinciaux et fédéraux successifs de mettre fin au développement de pipelines sur certains territoires, malgré l’absence du consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause (CPLCC) par les responsables de ces territoires, un droit reconnu dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

 

 

En mettant en lumière n’importe lequel de ces exemples ou la multitude d’autres exemples dans le cadre de recherches, de cours et/ou de services à la collectivité, la discipline de la science politique canadienne répond aux générations de corps professoraux qui ont utilisé leurs talents pour soutenir ou former ceux et celles qui ont bâti /maintenu des politiques, des programmes ou des institutions à l’origine d’actions génocidaires contre les peuples autochtones.

 

Le texte qui précède réalise la promesse que le présent comité a faite dans sa déclaration du 30 septembre 2021 lors de l’inauguration de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Nous reconnaissons explicitement ici l’ampleur du traitement génocidaire des peuples autochtones au Canada.

 

[i] Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Volume 1a. Canada, 2019. Web Archive sur le Web.  https://www.mmiwg-ffada.ca/wp-content/uploads/2019/06/Rapport-final-volume-1a-1.pdf p. 65.

 

Personnes-ressources pour les médias

 

Les collègues suivants sont disponibles pour des entrevues sur cette question ou d’autres questions liées à la réconciliation. Veuillez communiquer avec le secrétariat de l’ACSP pour obtenir le numéro de téléphone de la Pre Joyce Green.

 

Joyce Green

Professeure émérite, politique et études internationales – Regina 

 

Gordon Christie

Professeur – UBC 

 

Veldon Coburn

Professeur adjoint – Ottawa 

 

Matthew James

Professeur agrégé – Victoria 

 

David B. MacDonald 

Professeur – Guelph

 

 

Version PDF de la déclaration et la note d’information ICI

 

 

Note d’information du Comité sur la réconciliation de l'ACSP sur le génocide

Déclaration du Comité sur la réconciliation de l’ACSP

à l’occasion de la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre 2021

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Comité sur la réconciliation

CPSA Reconciliation Committee Membership | Membres du comité sur la réconciliation de l’ACSP

Term | Mandat 2016-2022
Joyce Green – President/Présidente, Professor Emerita, Politics and International Studies/Professeure émérite, politique et études internationales – Regina

Term | Mandat 2020-2023
Éléna Choquette* – Assistant Professor/ Professeure adjointe – UQO
Veldon Coburn – Assistant Professor/ Professeur adjoint – Ottawa  
Daniel Voth – Associate Professor/ Professeur agrégé- Calgary

Term | Mandat 2021-2024
Gordon Christie – Professor/ Professeur – UBC
Emily Grafton – Indigenous Research Lead/ Responsible de recherche autochtone – Regina
Stephanie Irlbacher-Fox – Principal Investigator and Project Director, LCAC Modern Treaties Implementation Research (MTIR) Project – Carleton
David B. MacDonald – Professor/Professeur – Guelph

Matthew James* – Associate Professor/ Professeur agrégé – Victoria

*Matthew James was appointed for an eight-month term (July 1 2021 to February 28, 2022) as a replacement for Éléna Choquette during her maternity leave.

*Matthew James a été nommé pour un mandat de huit mois (du 1er juillet 2021 au 28 février 2022) en remplacement d’Éléna Choquette pendant son congé de maternité.

CPSA Reconciliation Committee – Memberships 2016-2020 | Comité sur la réconciliation de l’ACSP – Compositions 2016-2020

2020-2021

Joyce Green – Co-Chair/Co-présidente, Regina
Peter Russell – Co-Chair/Co-président, Toronto
Éléna Choquette – UQO
Veldon Coburn – Ottawa
Kiera Ladner – Manitoba
Daniel Voth – Calgary

2017-2020

Joyce Green – Co-Chair/Co-présidente, Regina
Peter Russell – Co-Chair/Co-président, Toronto
Isabel Altamirano – Alberta
Rauna Kuokkanen – Lapland
Kiera Ladner – Manitoba
Daniel Salée – Concordia

2016-2017

Glen Coulthard – Co-Chair/Co-président, UBC
Peter Russell – Co-Chair/Co-président, Toronto
Isabel Altamirano – Alberta
Rauna Kuokkanen – Lapland
Kiera Ladner – Manitoba
Daniel Salée – Concordia

June 7 juin 2021 – 2021 CPSA Conference – Congrès 2021 ACSP
Statement about the Kamloops Residential School and Reconciliation – Déclaration sur le pensionnat de Kamloops et la réconciliation

June 9 juin 2021 – 2021 CPSA Conference – Congrès 2021 ACSP
Land Acknowledgments: Do You Know Where You Are, and at Whose Expense?

Land Acknowledgments, the invocation at the beginning of a number of events and activities of the Indigenous peoples upon whose traditional land these events and activities occur, have become de rigeur. Yet, there is some concern that these invocations are done by rote, and without sufficient mindfulness of what histories and relationships the invocation recognizes. Moreover, there is no evidence that this tentative first step in recognizing Indigenous territories leads to recognizing the past and contemporary colonialism and racism that frames Indigenous existence. In this Roundtable, discussants will consider whether Land Acknowledgments constitute a collective reflection on colonialism, particularly as a predatory land occupation that continues, or whether it simply makes non-Indigenous people feel like they have done something positive, in the absence of meaningful reflection and moves to politically significant recognition of the continuing occupation of the settler state.

Chair: Veldon Coburn, Ottawa, Stephanie Irlbacher-Fox, Carleton, Peter Russell, Toronto, Gina Starblanket, Victoria, Daniel Voth, Calgary

June 8 juin 2021 – 2021 CPSA Conference – Congrès 2021 ACSP
Reconciling the Academy and the Discipline: From Complicity to Transformation

Universities, and Political Science in particular, have provided much ammunition for the justification of colonialism and of the racism inherent in colonialism, by promulgating certain legal, theoretical and cultural myths that have justified the project of the settler state in relation to Indigenous peoples. Political Science continues to teach a curriculum that is light to entirely free of Indigenous content, or of critical race and post-colonial theory. Universities and political science departments continue to say, regretfully, that they cannot offer more courses, enrich the existing canon, hire more Indigenous scholars and scholars on Indigenous issues, or recruit and support Indigenous student scholars. In this Roundtable, discussants will consider some aspect of the responsibility of the discipline and of the academy to engage with its complicity in colonialism and racism, and the possibility of a move toward transformation, in particular by addressing these matters.

Chair: Peter Russell, Toronto, Veldon Coburn, Ottawa, Emily Grafton, Regina, Joyce Green, Regina, Malinda Smith, Calgary


28 octobre 2020 Truth and Reconciliation Review Ryerson Masters in Public Policy and Administration Program (MPPA) Department of Politics and Public Administration Ce rapport s’appuie sur les documents suivants : Ryerson’s 2018 Report related to the TRC Calls to Action School of Graduate Studies Framework for Truth and Reconciliation Report Le programme MPPA s’engage à mettre en œuvre les 25 recommandations du rapport et à en faire le suivi chaque année.


30 janvier 2020 Plans de cours POL484F/2026F (2019) Indigenous-Settler Relations in Canada: Monitoring Progress toward Reconciliation Professeure: Melissa S. Williams University of Toronto Rapport sur POL484F/2026F (2019) POLS 222.3 (02) Indigenous Governance and Politics Chargée de cours: Kathy Walker University of Saskatchewan Indigenous Governance and Politics Department of Political Studies University of Saskatchewan POLI 4842.0XX The Politics of Reconciliation (résumé et description détaillée) Professeures: Alexandra Dobrowolsky et Edna Keeble Saint Mary’s University


novembre 2019

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juin 2019 Congrès annuel de l’ACSP 2019 – Université de la Colombie-Britannique – C-B 4 juin 2019   Roundtable: The Problematic of Reconciliation   Keynote: UBCIC Grand Chief Stewart Phillip – Asserting Indigenous Title and Rights in 2019   Roundtable: Reconciliation as if Women Mattered: Colonialism, Patriarchy, Privilege and Indigenous Liberation   Roundtable: That Little Land Theft Matter: Reconciliation and Title


mai 2018 Congrès annuel de l’ACSP 2018 – University of Regina – Saskatchewan 30 mai 2018

 

Le rôle des sociétés savantes dans la promotion de la réconciliation : que pouvons-nous faire?

La Fédération des sciences humaines, en collaboration avec l’Association canadienne pour la formation en travail social et l’Association canadienne de science politique, organisent une séance ouverte spéciale.   Dans le cadre de l’atelier, les sociétés savantes sont invitées à une discussion entre pairs portant sur le rôle des sciences humaines en matière de réconciliation dans le secteur de l’éducation postsecondaire et la société en général. Comment les associations peuvent-elles mobiliser leurs membres à titre individuel ou transdisciplinaire envers la promotion des appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation? Quelles leçons communes peuvent-elles partager? Quelle est la voie à suivre? Cette séance présente les expériences de l’ACFTS et de l’ACSP dans l’élaboration de plans d’action de réconciliation. Les participants prendront part à des échanges stimulants et y partageront leurs succès, leurs défis et leurs idées pour le futur. Ils tenteront ainsi de répondre à la question : « Que peuvent faire les associations? »


mai 2017 Congrès annuel de l’ACSP 2017 – Ryerson University – Toronto 31 mai 2017 | HEI-201 (Heidelberg Centre)

Confederation @ 150 – Roundtable Plenary Ensuring that the TRC is a Program of Action The CPSA Reconciliation Committee’s Plan and the Discipline

La publication en 2015 du Rapport de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) suscite des défis et des possibilités pour tous les secteurs de la société canadienne, y compris la communauté des politologues. La Commission a vu le jour à la suite de l’entente de 2008 entre le gouvernement fédéral et les dizaines de milliers d’enfants autochtones qui, séparés de leurs familles et de leurs communautés, ont eu à endurer le système des pensionnats. Le rapport final de la Commission documente formellement les sévices qu’ils ont subis à l’intérieur de ce système scolaire. Il situe aussi la notion de « génocide culturel » dans un discours contemporain à travers une analyse convaincante de la politique et de l’histoire canadiennes. Le rapport conclut avec 94 « appels à l’action » précis. En réponse à ces appels et à la publication du rapport lui-même, le conseil d’administration de l’ACSP a mis sur pied en 2016 un Comité sur la réconciliation ayant pour mandat « de soumettre un rapport sur les implications des conclusions de la Commission de vérité et réconciliation pour la science politique et les politologues au Canada ». Cette table ronde réunit des membres de ce Comité sur la réconciliation en vue de lancer des échanges sur leurs délibérations jusqu’ici. Dans son rapport, la CVR indique qu’elle « voit la réconciliation comme un processus continu visant à établir et à maintenir des relations respectueuses à tous les niveaux de la société canadienne ». Comment nous pouvons y arriver, tel est le thème qui sera abordé dans cette table ronde et dans les deux ateliers qui, reliés à la CVT, en font partie.   Monitoring Progress on the Road to Reconciliation – Peter H. Russell (pdf)   Chair/Présidente Yasmeen Abu-Laban (Alberta)   Participants & Authors/Auteurs Peter Russell (Toronto) Joyce Green (Regina) Kiera Ladner (Manitoba) Rauna Kuokkanen (University of Lapland, Finland) Isabel Altamirano-Jimenez (Alberta)   Sponsor / Commanditaire 


février 2017 Principes et actions de la Fédération

 

février 2017 Présentation de Mme Cindy Blackstock PhD Réunion des Directeurs et Directrices des Départements de science politique 2017 University of Alberta, Edmonton – 27, 28 janvier 2017 Présentation de Mme Cindy Blackstock PhD Réunion des Directeurs et Directrices des Départements de science politique 2017 (pdf)


janvier 2017 Comité sur la réconciliation de l’ACSP – Nouvelle membre à titre de coprésidente Le conseil d’administration a nommé Joyce Green, Ph. D., (University of Regina) à titre de coprésidente du Comité sur la réconciliation de l’ACSP. Le conseil remercie Glen Coulthard pour sa contribution au comité!


décembre 2016 Plan d’action du Comité sur la réconciliation de l’ACSP –Événement annuel sur la vérité et la réconciliation dans le congrès de l’ACSP En décembre 2016, le Conseil d’adminstration de l’ACSP a approuvé le plan d’action du comité et une motion afin d’organiser annuellement un événement sur la vérité et la réconciliation dans le congrès de l’ACSP.

Comité sur la réconciliation de l’ACSP Plan d’action

La réconciliation : qu’est-ce que cela signifie? La réconciliation peut signifier simplement deux parties qui se retrouvent après d’être éloignées, qui se pardonnent ou qui oublient leurs désaccords passés afin d’avancer ensemble sourire aux lèvres. Dans le contexte de la recherche de la vérité et de la réconciliation par rapport aux peuples autochtones au Canada, la réconciliation ne doit pas signifier cela. Elle doit s’attaquer aux injustices et aux préjudices infligés par le Canada non autochtone aux peuples autochtones et prendre la forme d’un programme d’activités fondé sur les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation. En faisant de ces appels à l’action l’objet de sa contribution à la vérité et à la réconciliation, l’ACSP appuie un programme d’action approuvé par le gouvernement du Canada. Si la vérité et la réconciliation ne sont rien d’autre qu’une grande accolade, ce sera simplement, aux yeux des peuples autochtones, une promesse non tenue de plus. Pour la bande des Heiltsuks, le mot «hailcistut», qui signifie « renverser et redresser la situation », évoque bien ce qui, à notre avis, devrait signifier la réconciliation. Le programme d’action que nous recommandons maintenant à l’ACSP est basé sur cette compréhension de la réconciliation. A) Amélioration de l’enseignement

  1. L’ACPS devrait encourager les départements membres à inclure, dans la matière des premières années du programme de baccalauréat en science politique, les politiques touchant aux relations entre les peuples autochtones et les colons, incluant l’expérience de la colonisation de peuplement et les efforts de réconciliation actuels. Idéalement, nous aimerions voir un cours obligatoire sur ce sujet dans les programmes de science politique. Cependant, compte tenu des ressources limitées de certains établissements, nous sommes conscients du fait que, pour certains départements, il sera seulement possible d’assurer une couverture partielle de ce sujet dans les cours d’introduction à la politique ou de politique canadienne.
  2. L’ACSP devrait encourager les départements membres à privilégier le recrutement de chercheurs ayant une connaissance des relations entre les peuples autochtones et les colons dans le cas de postes menant à la permanence ou, si cela n’est pas possible, pour d’autres types de postes.
  3. L’ACSP devrait encourager les départements membres à explorer les moyens de recruter des étudiants autochtones pour leurs programmes aux cycles supérieurs et d’accroître l’inclusion des recherches autochtones dans leurs programmes d’enseignement comme dans leurs séminaires et conférences faisant appel à des chercheurs invités.
  4. Le Comité sur la réconciliation de l’ACSP devrait préparer une bibliographie annotée à propos des politiques de réconciliation et d’autres documents pertinents pour les membres de l’ACSP qui souhaitent en savoir plus sur le sujet.
  5. Le Comité sur la réconciliation de l’ACSP devrait fournir des exemples de cours et de l’information sur du matériel pédagogique dont pourraient se servir les membres de l’ACSP.
  6. Le Comité sur la réconciliation de l’ACSP devrait établir et tenir à jour une liste de chercheurs capables et désireux de conseiller les départements de science politique sur les méthodes et les documents pédagogiques pertinents dans ce domaine.

B) Suivi des progrès Le Comité sur la réconciliation de l’ACSP considère les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation comme un bon programme d’action pour « renverser et redresser la situation ». Le gouvernement du Canada s’est également engagé à mettre en œuvre toutes les recommandations de la CVR. Cependant, à ce jour, il n’a rien fait pour mettre en œuvre l’appel à l’action 56 en faveur de la création d’un conseil national de réconciliation afin de surveiller « les progrès réalisés en matière de réconciliation une fois les excuses faites ». Conscient du rôle particulier des politologues à l’égard du suivi et de l’analyse des politiques ainsi que de l’énoncé de l’appel à l’action 65 recommandant que le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada aide à mieux faire comprendre les facteurs associés à la réconciliation par des possibilités de financement pluriannuelles, le Comité sur la réconciliation de l’ACSP s’emploiera à communiquer, aux membres de l’ACSP et à communauté des politologues, les lacunes à combler en matière de recherche et les possibilités de recherche qui s’offrent. Nous considérons également que la communication des résultats des recherches sur la réconciliation et, en particulier, le suivi des réponses aux appels à l’action comme une base importante du savoir collectif sur la réconciliation en science politique. Dans cet esprit, nous serons particulièrement attentifs aux possibilités de recherche et aux résultats de recherche sous l’angle des progrès réalisés. C) Réunion des directeurs et directrices de département de science politique 2017 organisée par l’ACSP Isabel Altamirano, Ph. D., prendra la parole au nom du Comité sur la réconciliation lors de la réunion annuelle des directeurs et directrices de département à l’University of Alberta le 28 janvier 2017 afin de leur faire connaître le Comité sur la réconciliation et son plan d’action et de favoriser une discusssion sur les réponses des universités aux appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation. D) Congrès des sciences humaines et congrès annuel de l’ACSP en 2017

  1. Le plan d’action que nous recommandons et la réponse du conseil d’administration à ce plan devraient être discutés lors de la séance de travail de l’ACSP.
  2. Des membres de notre comité participeront à un atelier de la section Race, ethnicité, peuples autochtones et politique au Congrès des sciences humaines 2017.
  3. Le plus grand nombre possible des membres de notre comité participeront à une « table ronde spéciale » sur le plan d’action de l’ACSP en plus de résumer les discussions dans l’atelier de la section REPAP et dans un autre atelier sur la gouvernance autochtone et l’administration publique. La table ronde spéciale est organisée par Paul Kellogg, co-organisateur de la section REPAP du programme de l’ACSP.
  4. Le conseil d’administration de l’ACSP devrait songer à institutionnaliser une certaine forme d’événement récurrent sur la vérité et la réconciliation lors du congrès de l’ACSP.
  5. Notre comité travaillera en collaboration avec la Fédération des sciences humaines en vue d’organiser une séance plénière interdisciplinaire sur la réconciliation lors du Congrès des sciences humaines 2017.

Comité sur la réconciliation de l’ACSP


Juin 2016

 L’ACSP et la réconciliation Comité sur la réconciliation

L’ACSP et la réconciliation Préparé par Yasmeen Abu-Laban

Le Rapport de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) publié en juin 2015 aura un impact sur les politologies et l’ACSP 1. Dans ce rapport, la réconciliation est définie comme un processus continu visant à établir et à maintenir des « relations respectueuses » entre les Canadiens autochtones et non autochtones. De plus, « un élément essentiel de ce processus consiste à réparer le lien de confiance en présentant des excuses, en accordant des réparations individuelles et collectives, et en concrétisant des actions qui témoignent de véritables changements sociétaux. » (CVR, Sommaire exécutif, p. 19). Le nouveau gouvernement libéral a exprimé clairement son engagement envers le processus de réconciliation et les institutions publiques seront encouragées à relever les défis que pose la réconciliation.   Quelles répercussions pourrait-il y avoir pour les politologues et quelle réponse l’ACSP et ses membres pourraient-ils apporter? Les établissements postsecondaires, la recherche et l’enseignement sont directement touchés par un grand nombre des 94 appels à l’action effectués par la CVR, notamment les appels sur les fronts suivants : meilleur accès à l’éducation postsecondaire pour les autochtones, plus de fonds fédéraux pour l’éducation postsecondaire afin de la rendre plus accessible, diversification de l’enseignement universitaire par le développement, par exemple, de programmes et de cours axés sur les langues, l’histoire, les traditions juridiques et le savoir autochtones et réalisation de nouvelles recherches sur le processus de réconciliation et ses effets. Ce sont là manifestement autant de défis et d’opportunités pour les politologues. Le Rapport de la CVR réclame, par exemple, ce qui suit : « Nous demandons au gouvernement fédéral, par l’intermédiaire du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, et en collaboration avec les peuples autochtones, les établissements d’enseignement postsecondaire, les éducateurs de même que le Centre national pour la vérité et réconciliation et ses institutions partenaires, d’établir un programme national de recherche bénéficiant d’un financement pluriannuel pour mieux faire comprendre les facteurs associés à la réconciliation. » (CVR, Sommaire exécutif, 261).   Et quelle est la réponse des autres organisations? De nombreuses universités prennent déjà en compte les défis que pose la CVR, tout comme le font d’autres associations de chercheurs, notamment la Fédération canadienne des sciences humaines. L’ACSP doit à son tour élaborer un plan qui répond aux défis et opportunités que suppose le processus de réconciliation. En tant qu’association professionnelle responsable, l’ACSP a le devoir d’aider ses membres et les départements membres à s’y retrouver dans ce nouvel environnement. C’est pourquoi il faut que l’ACSP développe sa propre réponse.   Comme la réconciliation est un processus de longue haleine et comme ce qui peut être qualifié de « politiques de réconciliation » évoluent rapidement, les discussions au sein du bureau de direction et avec des membres clés du conseil d’administration ont fait ressortir l’importance de créer un groupe de politologues qui traiteront de ces enjeux. À cette fin, le conseil d’administration de l’ACSP, a approuvé la proposition suivante le 30 mai 2016 :   1Pour une vue d’ensemble, voir aussi le document intitulé « Commission de vérité et réconciliation du Canada : Appels à l’action » au www.trc.ca/websites/trcinstitution/File/2015/Findings/Calls_to_Action_French.pdf   Proposition Que le conseil d’administration de l’ACSP mette sur pied un « Comité sur la réconciliation » ayant pour mandat de soumettre un rapport sur les implications des conclusions de la Commission de vérité et réconciliation pour la science politique et les politologues au Canada;   Que le comité soit formé des Prs Isabel Altamirano (University of Alberta), Glen Coulthard (University of British Columbia), Rauna Kuokkanen (University of Lapland, Finland), Kiera Ladner (University of Manitoba), Peter Russell (University of Toronto, ancien président de l’ACSP) et Daniel Salée (Université Concordia).   Que le comité soumette un premier rapport au conseil d’administration en décembre 2016 avec une proposition de plan d’action pour la réconciliation en science politique et un programme pour la réunion du conseil d’administration en janvier 2017 et le congrès annuel de 2017.